HLe symposium aura lieu à l'Université de Moncton du 21 au 23 octobre et réunira des représentants de trois associations internationales qui s'intéressent à la question des droits de l'enfant : l'Association francophone des autorités de protection des données personnelles (l'AFAPDP), l'Association francophone des commissions nationales des droits de l'homme (AFCNFH) et l'Association des ombudsmans et médiateurs de la francophonie (AOMF) qui réunit tous les ombudsmans des pays membres de la francophonie internationale et dont l'ombudsman du Nouveau-Brunswick, Bernard Richard, est le président sortant.
L'objectif du symposium sera de donner suite à une réunion organisée l'année dernière à Tunis qui marquait le vingtième anniversaire de la Convention des Nations Unies sur les droits de l'enfant.
«On a invité tous ces réseaux-là à venir à Moncton entendre le suivi des rapports qui ont été écrits et travailler ensemble à un plan d'action en francophonie pour mieux protéger les droits des enfants. Alors, c'est ambitieux», explique le conseiller juridique de l'ombudsman et défenseur des enfants du Nouveau-Brunswick, Christian Whalen.
Bien que le droit des enfants englobe de nombreux enjeux, le symposium se penchera sur trois axes principaux, soit le droit de l'enfant à la vie privée, le droit à la santé et le droit d'être protégé contre la violence et toute forme d'abus ou mauvais traitement.
Les participants auront ainsi l'occasion de partager leurs points de vue lors d'une série d'ateliers qui permettront notamment de faire le lien entre les pays du Nord et du Sud. «On a des perspectives canadiennes, on a des perspectives haïtiennes. Alors, ça va être intéressant de voir les différentes approches. Même si les défis sont énormément différents d'un pays à l'autre, le monde prend comme principe les droits de l'enfant», remarque Christian Whalen.
Bien que les activités ne seront pas toutes ouvertes au grand public, le symposium vise aussi à sensibiliser la population aux violations des droits de l'enfant. Une exposition de photos commandée par l'UNICEF au photographe Pierre-Jean Rey sera ainsi inaugurée à la savonnerie Olivier à Riverview. Certaines conférences seront également ouvertes au public le jeudi 21 octobre à 19h15, au pavillon Jeanne de Valois de l'Université de Moncton, campus de Moncton.
«C'est sûr qu'on cherche à sensibiliser le public et à encourager le Nouveau-Brunswick à prendre part à la recherche de solutions, pas juste pour le droit des enfants chez nous, mais aussi ailleurs. C'est sûr qu'on a des défis chez nous et on va en traiter lors de la conférence, mais on va aussi traiter de la question des enfants soldats, de la mutilation génitale féminine et de tous les sujets que vivent les enfants ailleurs dans le monde. Ce n'est pas parce que ça ne se passe pas chez nous que ça ne devrait pas nous préoccuper», explique Christian Whalen.
Selon lui, le Nouveau-Brunswick est d'ailleurs déjà impliqué au sein de plusieurs associations qui oeuvrent pour un plus grand respect du droit des enfants, surtout au sein de la francophonie. Il estime que la province bénéficie d'une expérience enviée par plusieurs pays, qui s'intéressent beaucoup aux modèles qui y ont été développés pour assurer la protection des enfants, un enjeu que bien des Néo-Brunswickois tiennent pour acquis.
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